

Touadéra a triché aux éléctions
Faustin Touadéra est un magicien, il est passé de 17%, constatés par les relevés journalistiques compilés au score à la Soviétique de 76% du verdict officiel de l’autorité nationale des élections. À croire qu'il était tout seul, Anicet-Georges Dologuélé fut relégué à 14,66%. On se doutait que Touadéra tricherait, mais à ce point ! c'est un détournement massif de la volonté populaire des Centrafricains. En outre, au dires mêmes de l'ANE, il y eut à peine 50% des inscrits votants, soit 1,17 million de bulletins valides. Dans plusieurs préfectures, des témoins ont vu des urnes bourrés de bulletins favorables à Faustin Touadera bien après la fermeture des bureaux de vote. Le bourrage d’urnes, l’intimidation des électeurs et l’existence de centres fantômes où des scrutateurs ont rempli des bulletins par centaines ne relèvent plus de la rumeur mais du constat partagé par de nombreux observateurs. Ce que les journalistes présents sur le terrain ont pu aussi constater. En bilan, cette falsification ouvre frauduleusement la voie à un troisième mandat de Touadéra, une configuration totalement illégale au regard de la Constitution originelle de 2016 qui limitait le chef de l’État à deux mandats. La révision adoptée en 2023 qui a permis ce contournement reste elle-même entachée d’irrégularités, tant dans son processus d’adoption que dans sa légitimité populaire. Depuis cette modification constitutionnelle jusqu’au scrutin du 28 Décembre, chaque étape porte la marque d’une dérive autoritaire assumée. Derrière cette tricherie se profile l’ombre de Moscou et de ses mercenaires. Le groupe Wagner, devenu l’épine dorsale du dispositif sécuritaire Centrafricain, a imposé son candidat par un coup d’État électoral à peine déguisé, transformant Touadéra en une simple poupée russe, exécutant des intérêts du Kremlin. Cette élection truquée scelle la mainmise de Poutine sur la République Centrafricaine. Anicet-Georges Dologuelé a beau annoncer sa victoire. Ce qui est vrai dans les faits, mais rien n'y fit. Côté partenaires internationaux, c'est un silence prudent qui confine à une complicité passive. L’Union africaine et les Nations unies, trouvent ces élections impeccables. Certaines capitales occidentales expriment mêmes des réserves en coulisses sans franchir le Rubicon de la condamnation officielle. L’économie Centrafricaine, déjà chancelante, va pâtir de cette nouvelle période de turbulences. Les investisseurs étrangers vont revoir leurs engagements face à un pouvoir dont la légitimité est niée par une large partie de la population.
Analyse par ; Karen Ann SULLIVAN l LNC
For: FatimaLamineHebdo
Date: January 7, 2026
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